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  Cette semaine, nous allons rendre hommage à ces dirigeants indispensables, tout au long de la saison, et trop souvent oubliés au moment des remerciements. Il s'agit de ces bénévoles qui remplacent au pied levé, les arbitres officiels qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pu se déplacer. Une mission qui ne motive pas beaucoup de volontaire, surtout en ce qui concerne le foot à onze ... sur un grand terrain.
Ce week-end nous a permit d'en voir deux à l'oeuvre.


Raphaël en U.18 et Julien pour les U.15.
Et les deux s'en sont sorti avec les honneurs faisant l'unanimité parmi les joueurs, coachs et spectateurs.
Outre le fait qu'ils aient été très bons, il faut noter qu'ils participent à une belle économie pour le club puisque, contrairement aux arbitres officiels, ils ne perçoivent pas de défraiements.
Souvent une simple bière, ou plusieurs suivant l'intensité du match, suffit à leur bonheur.
En plus, pas de cartons et donc, pas de passages devant la commissions de discipline du District et ... pas d'amende à payer.
Souvent avertis au dernier moment, il suffit de leur trouver une paire de pompes et un sifflet pour qu'ils soient, aussitôt, opérationnels. 
Le point commun et le point fort de ces arbitres intérimaires est une grande vision panoramique qui les autorise à visionner les moindres recoins du terrain sans trop bouger du rond central.


Si l'on prend l'exemple de ce week-end, ce don du ciel est très utile car la condition physique de nos deux lascars laissait à désirer.
Pour Raph, l'âge et une dure semaine de labeur sur les chantiers et pour Julien, un match avec le foot loisirs, la veille et ... un but à la clé, peuvent expliquer un léger manque de souffle.

L'avantage qu'ils ont, aussi, par rapport aux officiels, est qu'ils peuvent se permettre une communication « spéciale bénévoles » que tout le monde peut comprendre.
Pour les joueurs :
- Bon les gars, on me casse pas les ... pieds, sinon j'arrête le match et je rentre chez moi !
Pour les coachs qui râleraient :
- Si tu dit encore un mot ... tu prends le sifflet et je me casse !
Pour les coachs de notre équipe :
- Tu gère le chronomètre car je ne peut pas tout faire !
Et pendant le match, on entend, parfois des choses surprenantes :
- Arrêtez de pleurnicher on dirait des vraies chochotes !
- Vous m'avez vendu du rêve en me disant que vous allez gagner facilement mais ... vous êtes nuls !
Ainsi que la traditionnelle réponse en cas de doute :
- J'en sais rien donc avantage à la défense et ... on la ferme !
Dimanche Julien a innové avec un bon moyen pour que les touches soient effectuées au bon endroit :
- Au niveau du lampadaire !
- Au niveau du bonnet vert !
- Au niveau du bonnet blanc !
Puis une phrase culte à la suite d'un arrêt de jeu :
- Bon les gars vous regardez tous vos lacets, car on va pas arrêter le jeu toutes les cinq minutes pour qu'un joueur puisse les attacher.
Dix minutes plus tard, alors que l'Usem était à l'attaque, Julien était accroupi en train ... de lasser ses chaussures !!!


En tout cas, il faut qu'ils sachent tous les deux, que les responsables d'équipes apprécient grandement leur aide et, en plus, ce week-end, les deux matchs se sont soldés par autant de victoires.
Un grand bravo.

Parmi ces bénévoles capables d'arbitrer, on compte parfois sur Cédric CHATAIN. 
Le problème est qu'il est encore joueur. D'ailleurs, il joue un peu comme il arbitre. 
Lui aussi, grâce à sa vue panoramique, il passe le plus clair de son temps dans le rond central.
Alternant les matchs en équipe II ou en équipe III, lui qui est parmi les plus anciens joueurs seniors, sait merveilleusement bien gérer son corps.
Ainsi quelques fois, il fait l'impasse sur un entraînement pour une thérapie à base de liquide afin de lutter contre la déshydratation qui guette les athlète en fin de carrière (voir entretien du sponsor du mois).
Et, dimanche, légèrement fatigué, il n'a pas hésiter à se porter volontaire pour jouer gardien de but. 
Une façon de ne pas trop courir et d'en profiter pour porter un magnifique maillot, sorti de nulle part, avec comme sponsor une marque de chaudière (ça ne s'invente pas).
C'est ce qu'on appelle savoir gérer une carrière qui n'est pas près de se terminer.